C'est mes derniers instants au Lycée... Mes derniers jours.
C'est les dernières fois que je vais en cours, que je rentre dans la classe de philo avec cette mer bleue en fond de fenêtre, la dernière fois que j'rentre en cours d'Anglais, avec ce prof bleu à la fenêtre ( Ah? Heu, non, désolée, je sais pas pourquoi j'dis ça ), c'est la dernière fois que je rentre en cours d'Espagnol ( remarque, à plus ample reflexion, j'suis pas si sûre qu'il y ait véritablement eu une première fois ).
C'est la dernière fois que j'explose quelque chose en TP de chimie, c'est la dernière fois qu'on paye 1€ à chaque fois qu'on dit des gros mots en SVT ( "OH PUTAIN MERDE MA LAME FAIS CHIER SALOPE !! " " 4 EUROS ! Ouaw, c'est l'pactole ! " )
C'est la dernière fois qu'on se rôtit au soleil sur les bancs de la cours, c'est la dernière fois que je lance des " SOS mouchoirs, SOS bouteille d'eau, SOS spasfon, SOS DM de maths" dans la classe aussi. And,
It's the last time we go to english classroom to learn our english grammar, etc.
Et les gens! Je me suis attachée, à ces personnes, qu'on côtoie tout le temps, parfois sans faire vraiment attention à eux, sans vraiment réaliser qu'ils comptent pour nous,.
Et se dire, qu'on ne revivra plus jamais quelque chose au Lycée... 'fin zut, quoi.
On a beau se leurrer, se dire qu'on les reverra, le fait est la. On ne revivra plus les mêmes moments, les mêmes complicités, et même si je ne peux pas encore juger l' " après ", ça sera tout de même différent.
Vraiment, à cet instant, je pense à tout, et tout va me manquer.
Même les cours de maths ! ( en même temps les cours de maths c'est les meilleurs moments pour s'taper des fous rires. Parce qu'en cours de maths, comme t'es PAS censer rire, bah forcément t'essaye de te retenir. Mais quand tu te retiens de rire, ça fait PRRRRRRRRRRRRRRRRRRHHHHHHH et, la, tout lmonde dans un rayon de 2 mètres est plié en deux, et tentent de se retenir, et ....... Mais ça va, pask t'as la conscience tranquille: toi, tu essayais sincèrement de te retenir, c'est le principal. )
Enfin, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Si il faut, je vais le rater, mon bac - et dans ce cas là, c'est r'parti pour un tour !
Mais c'est bien connu, je préfère la nouveauté à la stagnante et morne motonie - et même si parfois, je me complaîs dans cette no-reflexion-life ! ( Ca me fait penser à mon cours de philo sur l'inconscience la, je crois que je révise un peu trop... )
Bref, un peu de nouveauté, ça va faire du bien.
C'est vrai, je me complains dans les souvenirs, dans la nostalgie...
Mais si on réfléchit bien, y a pas que des mauvais côtés, au contraire !
D'abord, y a l'existence de quelques têtes de cons ( et même si personnellement, ils sont pas si nombreux que ça, ils sont la quand même ).
Ensuite... ( Bouah, c'est certain, c'est rempli de beaux mecs à la FAC! Niark ! EDIT : mais j'vais pas a la FAC! Alors y a interêt a avoir des beaux mecs, en prépa, aux eucas! )
MAIS surtout, à y réflechir...
C'est aussi la dernière fois que...
- Je râle parc'qu'ils me laissent pas sortir au portail. " MAIS PUISQUE JVOUS DIT QUE JSUIS EN TERMINALE!! "
- Je déprime parce que faut qu'j'aille en cours d'espagnol.
- " " " " " " de philo.
- " " " " " " d'histoire.
- Je justifie mes absences. D'abord, qu'est ce qu'ils en ont a foutre, eux, que je sèche mon cours de sport parce que j'ai mes règles ? Que j'sèche mon cours d'espagnol, parce qu'à la limite en auto didacte j'apprend plus de chose en une semaine qu'en un an de cours ? Ou alors, que j'ai été absente parce que j'étais clouée au lit par une grippe qui me faisait rendre jusqu'à mes trippes? Et puis, c'est vraiment justifier une absence, un petit bout de papier que tu falsifies comme tu veux, en mettant "raison de santé" comme excuse ? ( HA, je vais le FLAMBER, mon carnet de correspondance !! Limite s'il aura pas hanté mes nuits c'lui la, tout comme le tableau noir avec la craie doit hanter les nuits des profs. Quoi que le tableau blanc avec le veleda, c'est pas mal non plus dans le genre traumatisant. )
- Je ferai plus jamais le 3x500 autour du stade. Quelle deception.
- Je râle parce que... Parce que quoi, au juste? Je râle tout le temps, un peu plus, un peu moins... C'est pas la fin du lycée qui va y changer grand chose, (mal)heureusement.